Patrice Faubert

Radio Libertaire ou Persona non grata

C'était le copain Frédo
Qui sur Radio Libertaire, animait, "au bistro "
Il voulait m'y inviter
Afin que lors de son émission, je puisse pérorer
Mais d'abord, il fallait passer un test
Devant un chefaillon, cette peste
C'était lui le dominant
De la bande, le moins avenant
Une sorte de stalinien
Un surveillant pas malin
Nous faillîmes en venir aux mains
J'avais décidé de tout dire
Mais avant, il voulait me lire
Une grande tension, je sentis
Dans le studio, qui encore, en frémit
Ce commissaire du peuple
Me prenait pour un illuminé
Qu'il fallait surveiller et censurer
Et je fus à moitié saboté
Mais de parler, personne ne put m'empêcher
Je fis un appel immédiat
A la révolution sans aucun blabla
Pas demain, mais tout de suite
Surprendre l'ennemi, il faut faire vite
Je n'avais rien à perdre, tout à gagner
Juste passer le temps et m'amuser
Et les têtes de ces libertaires, décomposées
La peur de perdre leur émission
Des copains pourraient en témoigner
Pas de langue de bois et c'est l'éviction
Mais je dis aux copains
Deux ou trois étaient bien
Censure pour censure
Restons sur des positions dures
Et au moins, nous aurons dit
Ce qu'est ce monde pourri
Certes, cela buvait de la bière
Certes, cela fumait, pour planer dans les airs
Avec quelques femmes
Mais il manquait de dames
A moi, toujours philogyne
Pour en direct, lutiner une coquine
Pour que le scandale fut complet
Car sous les jupes, je me plais
Et donc, je partis, sans aucun regret
Radio Libertaire
Bon chic, bon genre, mémère
Il faut avoir un certificat
De bonne moralité, sinon, pugilat
Ou alors, vous êtes un malfrat
Oui, j'étais persona non grata
Mais moi, je suis un vampire
Un pauvre, cela va sans dire
Pourchassé par vos noblesses
Qui tiennent tout en laisse
Je ne puis sortir que la nuit
Pour pouvoir sauver ma vie
De vos religions, de vos idéologies
Mais un ami
Avait entendu mon appel
Qui l'amusa beaucoup, lui aussi
Car il savait cette piqure de rappel
Pas inutile, tout à fait nécessaire
A cette anarchie embourgeoisée, cette Radio Libertaire
Mais moi, je suis un vampire
Un pauvre, cela va sans dire
Malgré un défaut de crocs
Je puis mordre et sucer vos cous
Y insuffler mes mots
Dans toutes les faussetés, surtout
 
Patrice Faubert ( 1994 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien ( http://patrice.faubert.over-blog.com/ ) Pat dit l'invité sur " hiway.fr "
 

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Published on e-Stories.org on 02/18/2017.

 

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