Patrice Faubert

Codification de l'encellulement

" Viens me baiser. Tu ne toucheras pas à ma robe, je veux ta bite dedans, sur mon cul, dans mes reins, je me retournerai et tu me la cogneras dans le ventre. Regarde, je bave du foutre, ma bouche bande. Tu feras gicler ton jus sur la glace, je me frotterai la figure dedans, je le lécherai, j'en avalerai, j'aime l'odeur du foutre, j'aime en avoir dans la bouche "

Louis Calaferte ( 1928 -1994 ) " La mécanique des femmes " Ed : Folio

Aucune sexualité ne peut s'épanouir
Là, où il y a des préjugés
Et comme nous n'avons que des préjugés
Je nous laisse y réfléchir
Pas de sexualité épanouie
Avec des religions
Pas de sexualité épanouie
Avec des idéologies
Pas de sexualité épanouie
Sous le capital, tout y est du souci
Pas de sexualité épanouie
Avec des croyances
Avec des superstitions
Avec des comparaisons
Avec des compétitions
Avec l'argent
Ou alors
C'est tout cela qui baise
Et ayant pratiqué la sexualité, je le dis à l'aise
Car pour sexer
Il faut, le plus souvent, avoir une situation
C'est donc comme une profession
Pour pouvoir se vêtir, se loger, recevoir, manger
Dans la misère, pas de sexualité !
Ou alors, le pauvre droit de manger les restes
Quand les riches ont fait la fête
Toute une sexualité de la sécurité
La sécurité de la sexualité
Ce que permet le couple marié
Ce que permet aussi le couple non marié
Mais d'une normalité
Surtout, ne pas s'écarter
Si l'on veut, d'une façon l'autre, de la sexualité
Vendre sa viande, se caser
La sexualité du marché
Tout un marché de la sexualité
Et plus si affinités
Tout se vendant comme à la criée
Surtout, pour des gens aisés
Quand il y a encore le temps d'y songer
Du porte-jarretelles et des dessous coquins
Pour du capital, récompenser les plus malins, les plus faquins
Quand toute une société est putain
Quand toute société va au plus malsain
Quand c'est la carte bancaire qui assouvit les besoins
Manger, boire, se vêtir, se loger
Et donc, surtout, sexer
Sans un sou, de tout, tu seras privé
Et plus aucun rapport humain
D'ailleurs, plus rien, ne garantit de rien
C'est la foire aux verges et aux vagins
Quand les affinités ne vont pas bien loin !
Et puis
Tant d'autres préoccupations
Et tant d'espèces en extinction
Avec aussi tant et plus de gens qui se suicident
Le capital éjaculant tout son écocide
En France
Un paysan se suicide
Tous les deux jours
Par mois, 741 euros de retraite, comme un vide
La retraite moyenne agricole fait son tour
Mais l'on apprend
Comme dans un monde parallèle, autre unité de temps
Qu'en Chine, un distributeur de voitures
Tour/parking, pour avec un smartphone, passer sa commande
La technologie, jamais, ne se parjure
Chaque jour elle en redemande
Un catalogue pour chaque marchandise, c'est pas dur
Comme les bitcoins, une monnaie digitale
Nonobstant, à la pollution, comme arme fatale
Cinq mille fois plus énergivore
Qu'une transaction carte Visa, la bêtise fait fort
Ce qui équivaut aussi à deux centrales nucléaires
L'on se passerait donc, de ce supplémentaire
Pourtant, de deux grammes à deux tonnes, nous, les mammifères
Parmi eux, les animaux humains les moins solidaires
Comme avec cette gélification des mers et océans
Alors, qu'au Trias, vers 210 millions d'années, apparut le premier mammifère !
Et le poisson-lune ( Mola mola ) qui mange des méduses
Ne peut tout nettoyer quand cela fuse
Sympathique produit naturel, pesant jusqu'à deux tonnes
Mais de sa présence, personne ne s'étonne
Certes
Si nous étions des monotrèmes
Quand l'évolution, incertaine, tout, malmène
Un seul orifice
Voilà bien une vraie malice
Pipi, caca, pondre, et d'autres artifices
Mais de tout
Quand un système est fou
Nous faisons de la guerre
De l'interminable guerre ou de la guerre éclair
Au boulot, au stade, à la plage, en couple, à l'école, au lit
En tous domaines, c'est du pas vu, pas pris
Tout s'inscrivant dans nos corps
Tout, de plus en plus, puant la mort
Comme un impôt invisible, encore et encore
Que nous soyons de tel ou tel bord
Comme les additifs phosphatés
Que l'on ne peut éviter
1400 mg par jour, c'est mauvais pour la santé
Or, en Europe
C'est pas vraiment le Hip-hop
1000 à 2000 mg par jour d'additifs phosphatés sont consommés
Et à toute une malbouffe, c'est encore la pauvreté
Qui y est forcément la plus exposée
Avec une très importante mortalité prématurée
Mais cela est comme un secret, si évident, qu'il en est bien gardé
Mais sous le capital, tout s'arrange dans le falsifié
Alors que cependant, toutes les classes sociales sont concernées 
Et nous vivrons de moins en moins longtemps
Contrairement à ce que l'on prétend !

Patrice Faubert ( 2017 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien ( http://patrice.faubert.over-blog.com/ ) Pat dit l'invité sur " hiway.fr "









 
 

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Published on e-Stories.org on 12/17/2017.

 

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