Patrice Faubert

Paraphysique de la biomasse mondialisée

Zones commerciales
Remplaçant les zones industrielles
Mondialisation du tout paradoxal
Quand il faut acheter local
Pour lutter contre le capital
Ou avoir son jardin potager, le Graal
Que les ouvriers et ouvrières soient mieux payés
Qu'en d'autres lieux, où tout est sous-payé
Du local et de la meilleure qualité
Et c'est Bleuforêt
Hélas, l'arbre qui cache la forêt
De la délocalisation, tous les méfaits
Dans les Vosges, du tissage
Fierté de la région, usine de filage
Du textile et des cheminées
Rue du tissage, comme un bon mot
Cependant
Si nous consommions beaucoup moins
Nous travaillerions beaucoup moins
L'ouvrier
L'employé
L'ouvrière
L'employée
Doivent à leur propre compte
Et pour solde de tout compte
Se réapproprier toutes les machines
Autogestion, gestion directe, de la solidarité fine
Sans aucun patron
Sans aucune patronne
Sans que cela vous étonne
Sans syndicat
Pour nous trahir, et hop, voilà
Comme une abolition
De toute exploitation
C'est là, le prolétariat, vraiment révolutionnaire, ha ha !
Tout s'organisant
Par village, par canton, par ville, par région
Et de région en région
Avec de toute frontière, la disparition
De fédération en fédération
Ou autre similarité, peu importe l'appellation
Des fourmis, imitant le jabot social
Petit à petit se substituant au capital
Et du matériel quotidien, biodégradable
En n'importe quoi, recyclable
Mais hors la sphère
De tout capitalisme vert
De la soie liquide
Ou autre faux solide
Du téléphone, de l'ordinateur, de la télévision
De la literie, des vêtements, ainsi font font
Peut-être un jour pour les maisons
Comme pour les nouveaux médicaments
De l'hémolymphe de coccinelle, esbaudissant
De la régulation
Des bactéries et des molécules
L'ancien temps paraissant ridicule
De plus en plus d'émules
De la fabrication
Encore de la soie liquide
Des os en trois dimensions
Alchimie du liquide et du solide
Demain
De nouveaux logisticiens
S'en méfier, les prendre en main
Mais, revenons à la coccinelle
Car son pire ennemi, autre forme, est la coccinelle
Et il y a le danger du tout artificiel
Animaux humains et non humains, nourriture, plus rien de naturel
Le bio, quelle rigolade, c'est en fait, du non traité
Tout ce qui n'est pas naturel est du traité !
Je voudrais du non traité
Dire bio, de la diplomatie étudiée
Alors
Que par ailleurs, tout est salopé
Dizaines de milliers d'espèces de poissons
20 pour cent en milieu marin
Lacs, rivières, pour le reste, du préjugé, jamais, l'on ne revient
Poissons, qui de leurs petits, savent bien s'occuper
Mais
Un gros porte-conteneurs
Et ce de toute heure
Dégage autant de particules fines
Avec de la vie qui s'élimine
Qu'un million de voitures
Donc
Un paquebot amarré pendant dix heures
De bien des maladies est le porteur
Qui pollue autant que 1400 voitures
Pendant un an, quelle déconfiture
Perturbant tout sur la Terre
Perturbant tout sous la mer
Or, les poissons communiquent
Et tout le vivant, d'une façon l'autre, communique
Vessie natatoire du poisson
Pour entendre
Poche de gaz, vibration d'osselets
Pour la communication
Et des poissons, les manger, nous osons
Car nous pourrions
Ne manger que des légumes, que des fruits, que des racines
Et tout aussi bien, des vitamines
Et si, vraiment, nous le souhaitions
Enfin, la bonne mine !
Mais
Nous sommes dans l'esclavage généralisé
De l'esclavage sexuel
De l'esclavage salarié
De l'esclavage domestique
Donc, de l'esclavage économique
Quand l'économie domine le terrain politique
De l'esclavage domestique, donc
Qui n'a rien de quelconque
Par de riches nostalgiques
Du colonialisme et des trafics
45 millions d'esclaves de ce type dans le monde
Tous les divers esclavages nous inondent
Exploiteuses, exploiteurs
Toujours acquittés
Quasiment jamais jugés
Tueuses et tueurs
Comme en Ouganda
Des pays d'Afrique
De la fabrique d'enfants soldats
Et donc, carrément amnistiés
Professionnels du découpage
Pays protégeant ce carnage
Nez, oreilles, lèvres, au tout découpé
Et l'arme de guerre du tout violé
La belle Afrique
Pillée, spoliée, humiliée, colonisée
Des nations y faisant leur marché
Des nations y faisant du fric
Tant de criminels de guerre en activité
Et tout un réseau de complicité
De l'arme qui est fabriquée
De l'arme qui est utilisée
Et il y a aussi les fonds marins
Pour y propager d'autres chagrins !
1977
Au large des îles GALAPAGOS, un bathyscaphe
La nature, partout, doit faire gaffe
Des fonds océaniques, l'exploitation
Des roches en fusion
De la biomasse
De 10 à 100 kilogrammes par mètre carré
Poissons, crustacés
Hydrothermalisme au tout émerveillé
Riftia Pachyptila, ver géant, les abysses, de l'insoupçonné
L'on aurait pu s'attendre à un désert
Aux valeurs cent fois moins élevées
Comme une planète inconnue, au tout mystère
Oasis de vie sous-marine, au tout univers !
 
Patrice Faubert ( 2018 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien ( http://patrice.faubert.over-blog.com/ ) Pat dit l'invité sur " hiway index "
 

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Published on e-Stories.org on 01/01/2019.

 

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