Patrice Faubert

La reproduction des aliénations

Cinq mille météorites
Tombent sur la Terre, un rite
Au moins un kilogramme
Ce chaque année, sans aucun drame
Le ciel pleure, pleure
Sans bonheur, ni malheur
Et si tout est comme amoral
L'espèce humaine, elle, est immorale
De ce monde
Qui gronde faussement contre l'immonde
Ainsi
De la plupart des revendications
Ainsi
De la plupart des manifestations
Ne voulant, de rien, l'abolition
Mais au contraire, la continuation
Comme dix coups de massue
Au lieu
De cinq coups de massue
Sinon, comme issue
L'asile de fous et de folles ou la prison
C'est sur la route de feu Jack Kerouac
Mais là en version matraque
Kerouac, dont l'écrivain préféré
Fut L.F Céline, d'un style admiré
Kerouac de tout un micmac, au foutoir très alcoolisé
Donc, à quand une manifestation
Pour abolir toutes les aberrations
Sinon, l'on ne fait que renforcer son administration
En finir avec le prolétariat et les bourgeoisies
L'industrialisation en surpopulation
En finir avec les classes sociales
L'autorité, la propriété, au tout inégal !
Au niveau du principe
Au niveau de l'éthique
Tout est d'hier
Tout s'y affine ou s'y désespère
Il en va aussi de la navigation
Déjà, il y a cinq mille ans, environ
Carnac, encore un coup des bretons
Des barges transportant des matériaux
Mégalithisme qui tomba souvent en morceaux
De la submersion
Des cachettes pour un temps long
Quand l'on sut et à la perfection
Des marées et de leur utilisation
Donc
Contre l'Etat, le capital, et tout ce qui va avec
Du patronat modernisé et de son horrible bec
Nous devrions
Comme les abeilles japonaises
Ici, contre le frelon géant
Mais là, contre toutes les fadaises
Gouvernements, idéologies, religions
Et la fin de toutes les prisons
Du groupe de défense en autogestion
Devenir un four à quarante sept degrés
Pour le frelon géant, le faire griller
Les structures du capital, les néantiser
Il y a encore vingt mille espèces d'abeilles
De la zone géographique qui dépareille
Ainsi, en Chine, avec moins d'abeilles
Et une pollinisation qui se fait à la main
La folie de ce monde si peu malin !
Et avec les transports électriques
Les corps humains devenant apathiques
Au tout écocidaire, suicidaire, sans véritable vie
Des usines pour les animaux humains
Des fermes usines pour les animaux non-humains
Exploités, méprisés, ignorés, mal payés
Pour les uns
Maltraités, torturés, tués, mangés
Pour les autres
Terrains constructibles
Bradés, car de faux fusibles
Terres agricoles en magie du constructible
L'élevage de l'industrialisation
Tel un conditionnement à la soumission
Loin des regards
Comme des secrets, au tout dissimulé
Ne pas voir les airs hagards
Ne pas entendre les cris
Ne pas entendre toutes les agonies
Des guerres comme des boucheries
Du soldat tué ou de l'animal tué
Comme une même finalité
Porcs, volailles, poulets, agneaux
Vaches, poules, canards, veaux
Et tout cela détruit
Tout un esprit de paysannerie
Finalement, apprendre enfin l'anarchie
De l'humanité imaginante, seul véritable défi
Alors qu'en France, et ce chaque année
Trente trois milliards d'euros, elle doit dépenser
Cette hideuse catin de publicité
Tout cela, pour nous faire acheter
De l'inutilité, de la futilité, de l'absurdité !

Patrice Faubert ( 2022 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien ( http://patrice.faubert.over-blog.com/ ) Pat dit l'invité sur ( http://www.hiway-glk.fr/ )
 

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Published on e-Stories.org on 06/10/2022.

 

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