Patrice Faubert
De la merde dans nos tętes
Les gens, les autres, des gens
Ont trop de problèmes
Pour justement, des autres, en faire un thème
Les maladies font fuir
Et même des proches, l'on entend les soupirs
De ces faits sans aucune féérie
Un monde sans empathie
Ou de l'empathie terrifiée
Ou alors de l'empathie intéressée
Ce qui, beaucoup de suicides, peut expliquer
Et
Chacun, chacune, pour soi
Sa peau, la sauvant
Mais dans l'inhumanité le plus souvent
Et cette vérité est haïe universellement
Surtout plus encore sous notre fascisme
Fascisme ancien, nouveau, hydre du fascisme
Fascisme brun, fascisme rouge, fascisme libéral
Italie, Chine, France, de tout un mélange en carnaval
Mondialisé et n'osant plus dire son nom
Le fascisme libéral
Sait nous faire les poches
Tout y est devenu de plus en plus moche
Les hôpitaux
Plus de place pour les maladies mentales
Plus de place pour les maladies physiques
Au proches de faire le boulot
Quand les services publics
Puent en infâme du ciboulot
Plus ou peu de lits
Personnel en démission, en fuite, de cette lie
Les personnes soucieuses d'humanité, en partance
Il ne reste plus qu'une maltraitance sous-payée
Avec une assistance sociale comme ridiculisée
Il faut donc mourir chez soi
L'aidance, au tout handicap, parfois !
Voilà, les diktats
Tout gouvernement pire
Que le plus horrible des cancrelats
Et de toutes façons
Toute vie est sacrifiée
Sur l'hôtel de toute rentabilité
Et puis écrire
Tout ce qui a déjà été écrit
L'a été, le sera
Et puis faire
Ce qui a déjà été fait
L'a été, le sera
Avec une possible équation de variabilité
Comme la cyclothymie en bipolarité
Pour en être en totalité du désemparé
Ce, de l'individu à la société
Puis
Nouvelles générations déshumanisées
Sans aucune culture historique ou sociale
Ne pas s'y noyer
Tant bien que mal
Avec toute une culpabilité
Surtout pour la pauvreté
Surtout pour la précarité
Les riches, eux, étant largement décérébrés
De cette répugnance sans aucune sensibilité
Certes, plus rien n'est réellement partagé
Ou alors son sous-groupe, sa famille
De filialité ou de pensée
Parfois, des relations, et encore
Tout cela à vive allure dans les décors
Tout, dégueulassement, y dort
Peut-être quelques détresses échangées
Mais c'est comme du milité, le reste à rejeter
Car il bien l'avouer
Le militantisme c'est d'abord militer
Tout le reste y devenant superflu, sans affectivité !
Après la révolution, tout serait réglé
De presque tous les bords
Les amitiés militantes
Sont avant tout très limitantes
Hors cela, elles ne sont plus existantes
L'on y devient comme un soldat
Un pion prêt à un éventuel combat
Cagibi du militantisme militant
Qui y perd tout amusement
Et l'on rajoute quelque chose
Et à ce qui existe déjà, des épines dans les roses
Comme le théâtre
Qui ne peut qu'être que du théâtre
Comme le cinéma
Qui ne peut qu'être que du cinéma
Ainsi, JL Godard suspendu à un balcon
Anna Karina voulant du bon débarras
Chantage affectif, et ce fut JP Melville
Qui alerté, la vie de JL Godard, la sauva
Et donc
Le cinéma en deçà
De sa propre réalité
Comme toutes nos vies sont fictives
De tout ce que nous pouvons en raconter
Insuffisances, ratages, fanfaronnades
Trahisons, conseils faciles, dégueulasseries
De tout cela
S'en défaire pour le film, mais, de la vraie vie
Car présentement
Nous voulons en découdre, et vivement
Avec le genre humain et tout le vivant !
Patrice Faubert ( 2025 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien ( http://patrice.faubert.over-blog.com )
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Published on e-Stories.org on 08/04/2025.